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DIMANCHE 20 MAI :

ENTRE VALLEUSES ET BOIS

Nadine BELLA

Randonnée de 22 kilomètres

Les rendez-vous :

09h00 à ROUEN, place du Gaillarbois

10h15 à VARENGEVILLE-SUR-MER, parking de l'église et du cimetière

 

VARENGEVILLE-SUR-MER

 

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Au XIIème siècle, VARENGEVILLE SUR MER s'appelait WARENGERVILLA du nom germanique WARENGAR et du suffixe latin VILLA (maison de campagne). Certains ont aussi rapproché le nom de VARENGEVILLE SUR MER de VARHEGUES, nom d'une tribu viking.

Les habitants de cette région furent convertis au Christianisme au 7ème siècle par un moine-missionnaire, Saint Valéry. Un sanctuaire fut construit, puis une chapelle servie par les moines de l'Abbaye de Fécamp. Les moines sont partis à la fin du 12ème siècle.

Le Seigneur de LONGUEIL a vendu une partie de ses terres à Jehan ANGO au début du XVIème siècle. A partir de là, la population de VARENGEVILLE SUR MER participera à tous les événements heureux et tragiques de l'Histoire.

A la Révolution, en 1789, la Commune est rattachée au canton du BOURG DUN et en 1801, à la suite d'une nouvelle répartition des Communes, VARENGEVILLE SUR MER devient définitivement rattachée au canton d'OFFRANVILLE.

Les guerres de 1870, 1914, 1939 marquèrent durement la population comme le montre le monument à la mémoire des enfants du pays morts pour la patrie.

En 1940, c'est l'occupation allemande. Le 19 août 1942, VARENGEVILLE SUR MER fut témoin d'un brillant fait d'armes du commando britannique qui détruisit la batterie allemande installée à VASTERIVAL. Ce n'est que le 1er septembre 1944, à l'arrivée des Canadiens, que l'ennemi quitta le pays.

 

L'Église Saint Valéry

varengeville

Située sur le haut des falaises de l'Ailly, cachée parmi les jardins et les bois bordant la falaise, l'église de Varengeville domine la mer.

Initialement bâti au 12ème siècle, puis agrandie au 16ème siècle sur le même emplacement, l'édifice résiste étonnamment, mystérieusement, aux tempêtes et à l'assaut des vagues qui sapent sa base depuis des siècles.

Bien que cette église ait été élevée par la «main des Saints», a écrit un savant archéologue, habitée des moines primitifs, consacrée par les mains des pontifes, et « sacrifiée par sept siècles de pierres », rien ne sera assez fort pour conjuguer cette mer qui semble encore, de nos jours, prête à engloutir l'ouvrage. Des travaux considérables de protection et de consolidation ont été récemment entrepris par la municipalité, l'Etat, le Département, la Région.

L'édifice remonte au XIème siècle (mur nord). Face à l'entrée, la croix hosannière est du XVIème siècle. Précédée d'un porche du XVIème siècle, l'église se compose de deux nefs accolées que prolongent trois chapelles à chevet plat. Au-dessus du transept s'élève une tour-clocher du XIIIème siècle (lits alternés de briques et moellons avec pierres d'angle en grès d'Ailly). Cette tour fut plusieurs fois victime de la foudre ; ainsi le 3 décembre 1826, la flèche s'écroule pendant les vêpres. L'église fut recoiffée d'un toit en ardoise en forme de hache. En tournant par la droite, remarquez le mur et les contreforts de grès.

La porte latérale est surmontée d'un arc surbaissé, avec cordelière et chronogramme de 1548.

Au croisillon sud, les contreforts plats sont de l'édifice primitif. La sacristie, en briques roses et banc en silex, a été accolée au XIXème siècle à la chapelle nord-est construite en grès extrait du Cap d'Ailly.